A Baba

Chanson · piste 2

A Baba

par Djurdjura · album Djurdjura (1979)

Paroles de A Baba

Français

A mon Père Cette jeune fille ne pardonne pas à son Père de l'avoir mariée trop jeune à un vieillard. Les jeunes filles d'aujourd'hui réclament le droit de choisir leur futur époux. Mon Père je ne te pardonne pas Toi qui m'a donnée bien avant l'âge. Lorsque vous lisiez la « Fatitha » J'étais dehors et j'écoutais. Si j'en fais le serment Ta maison ne sera plus la mienne. Me voici dans le flot furieux Ma vie en jeu Sur la dalle qui glisse ô mes amies Fille chaussée de vair Aux bracelets sonnants Que de beauté y mis sa Mère Si on en faisait chose à vendre On se battrait à mort Pour savoir qui l'emporterait Mon Père, je ne te pardonne pas Toi qui m'a mangée comme le blé tendre Si tu m'avais laissée grandir J'aurais choisi parmi les meilleurs. Mais telle est la tradition C'est les vieux que nous épousons. Ma Mère, j'ai soif J'aimerais boire à la fontaine édifiée par un jeune homme. Si je bois j'ai peur des miens. Mais si je meurs C'est la soif qui m'aura tuée. Le Dieu des bontés m'a trahie, Plus que l'oppresseur Il agit sur pot-de-vin. Il donne richesse et vanité Aux sans mérites Qui connaissent la joie de vivre. Moi, mon soleil s'est endormi Il est parti avec le troupeau Je le siffle, il ne vient pas. Mes amies, vous faites les fières D'être en puissance de maris. Ils sont autant de vieillards Grommelant sur leurs maux. Ah ! s'ils étaient des pots Comme je les fracasserais.