Tavrats I l'hekam (lettre ouverte)

Chanson · piste 5

Tavrats I l'hekam (lettre ouverte)

par Lounès Matoub · album Lettre ouverte aux... (1998)

Paroles de Tavrats I l'hekam (lettre ouverte)

Taqbaylit (kabyle)

TABRAT I LEHKEM Ulaygher nerdja asiremn, nsenned f ssber Amsedrar ur ihekkem, xas yeghra yezwer Afus n lbatel yettsuleqqem, lghella-s d ccerr I lasel ssamsen udem, yeghma yejjenjer Jeggren-ts s ddin s taârabt tamurt n Lezzayer D ughuru, d ughuru, d ughuru D ungif i ibubben tabburt, akken i wen-tedra Ma tghilem ad delqen i tsaruts, tesâam neyya Wi âarden tacliht n tsekkurt ur iqenna ara D wass a ncerreg tamurt, a nefres tura Ammar assen ay aytma ad tnaqel Lezzayer Seg ughuru, seg ughuru, seg ughuru Macci d yiwen i d-izeddmen, isenta tuccar Ay amcum segnegh yeffghen, yedja-d tisigar Di Lezzayer tagmat tuden tenterr ur tettsenkar Ssus irebba aciwen, ad issed idurar Iâatel ad yejbu yisem arats-ifersen Seg ughuru, seg ughuru, seg ughuru Xas yexdeâagh laz d faccal, f ssber ur nettsennid Skud mazal tarwa lehlal, ur s-nkennu i lqid Akken yebgha izellez uzellal, ur nxellef abrid I yemmaren a tihemmel, ur nfighent ldjid S lasel d ssfa laâqel, a nezzwi Lezzayer Seg ughuru, seg ughuru, seg ughuru.

Français

Pourquoi guetter quelque espoir, Et nous en remettre à la patience et au devoir Le montagnard ne gouvernera jamais, Fut-il savant parmi les préférés Sur la main de la corruption Sont faits les greffons Sa récolte récolte de méfaits Ils ont sali le visage de nos ainés. Voyez, il est souillé, ranci. Ils ont greffé l'image de la religion Du panarabisme sur la face de l'Algérie Trahison, trahison, trahison Comme dans le conte, vous êtes les portefaix, C’est la votre sort, les révoltés Si vous pensez qu'ils vous ouvriront leur porte, Vous êtes bons à duper de toute sorte Celui qui goûte à la chair de sa désirée N’en sera jamais rassasié C'est pourquoi il faut partager Notre pays, et créer notre unité Afin qu’arrive un jour, mes frères, Où l'Algérie se relève de l’enfer, De la traîtrise, la traîtrise, la traîtrise ! Ils ont planté leurs griffes dans nos corps. Le mauvais qui décampe sans décors Nous lègue ses déchets. En Algérie, il n’y a pas de fraternité, Elle est atteinte en ses tréfonds. La vermine se répand Pour encorner nos montagnes sacrées Elle tarde à venir la prospérité Qui la déchargera à jamais De la perfidie, la perfidie, la perfidie ! Quand dominerait la pauvreté Et que nous serions usés, Nous refusons de patienter Tant que naîtront les enfants De la probité, pas de soumission Quand nous serions davantage ébranlés, Notre route restera inchangée. Que de sang a si longtemps coulé, Nous n'avons pas déchu de notre dignité Par le coeur et la noblesse, La probité et la sagesse, Nous sauverons l'Algérie de justesse De l'imposture, l'imposture, l'imposture !