Lfen

Chanson · piste 11

Lfen

par Takfarinas · album Salamet (1995)

Paroles de Lfen

Français

Ce n’est pas toi qui me fait pitié Ô Algérie Exsangue Pour toi viendront d’autres générations Qui te feront pousser des ailes Ceux qui sont à plaindre, c’est moi Et tous ceux qui comme moi N’ont pas profité de ta beauté Ont dû partir sans avoir joui de tes bienfaits L’âme en peine ne sait où aller L’âme en peine ne peut aller nulle part Nous sommes séparés de ceux qui nous honorent Nous nous languissons d’eux, eux se languissent de nous Ils nous aiment, nous les aimons Nous chantons pour les sortir de leur léthargie Nous allégeons leur âme accablée Nous égayons les malades Et parfois, leur faisons oublier leur douleur Ô toi qui élève et abaisse ! Serons-nous témoins du dénouement final ? Ô toi qui exalte et humilie Avons-nous commis quelque péché ? L’Algérie a pour amant « Eflan » (Untel) Mort, il a laissé deux jumeaux L’un s’est joué de la sueur des malheureux L’autre a été instruit chez les illuminés Endoctrinés des décennies durant Il y ont appris comment assassiner Nous sommes témoins de la foudre meurtrière Quand des frères s’entr’égorgent Ce sont les pauvres qui paient Sans avoir offensé, ni pêché Ô Algérie ! Ton mal n’est pas récent Il a gangrené les corps jusqu’à l’os Ô Dieu ! Protèges-nous du pire Au nom des laissés pour compte Dispenses ta clémence, Ô l’Unique ! Ô génies protecteurs, gardiens du Djurdjura Ô Sainte Goraya qui fait face à la mer Ô Saints qui protègent les terres sèches Nous voilà exilés, humiliés Ils veulent nous interdire l’Art Alors que l’Art noble apaise Dieu a incarné la musique en l’oiseau Ses sifflements sont tels des chants